
Quand on parle d’avantages sociaux, très peu sont aussi universellement reconnus et appréciés que les titres-restaurant. Pour des millions de salariés à travers le pays, ces titres font partie intégrante de leur quotidien et s’intègrent parfaitement dans leur routine du midi.
Pour les employeurs, il permet d’améliorer la satisfaction des employés tout en bénéficiant d’avantages sociaux et fiscaux importants.
A travers, nous découvrez en quoi consistent les titres-restaurant ainsi que leur cadre règlementaire.
En France, le titre-restaurant (titre-repas) est un avantage social qui offre un avantage considérable tant pour les entreprises que pour leur personnel. Pour les employés, il s’agit d’un coup de pouce direct à leur pouvoir d’achat quotidien, qui les aide à couvrir le coût du déjeuner, qu’ils soient au bureau ou en télétravail. Pour les employeurs, c’est un moyen très avantageux sur le plan fiscal d’améliorer leur package salarial et de favoriser le bien-être de leurs employés.
À la base, un chèque-restaurant est un moyen de paiement spécial émis par un employeur pour couvrir tout ou partie des frais de repas d’un employé. Il ne s’agit pas d’un complément de salaire au sens traditionnel du terme, mais d’un avantage en nature selon le Code du travail français.
L’objectif principal de ce système est de garantir que les employés aient accès à un repas convenable pendant leur journée de travail, favorisant ainsi leur bien-être et leur productivité.
La particularité du titre-restaurant réside dans sa structure de financement tripartite. Le coût de chaque titre est partagé entre l’employeur et l’employé.
Selon la loi, la contribution de l’employeur doit être d’au moins 50 % et peut aller jusqu’à 60 % de la valeur nominale totale. L’employé couvre les 40 % à 50 % restants par une retenue directe sur son salaire.
Ce modèle partagé garantit que l’avantage résulte d’un effort collaboratif, ce qui favorise ainsi un sentiment de partenariat entre l’entreprise et son personnel.
Le fonctionnement d’un bon d’achat pour un restaurant est volontairement simple. Un employé présente le bon, sous forme physique ou numérique, chez un commerçant participant, tel qu’un restaurant, une boulangerie ou un supermarché, afin de payer des produits alimentaires éligibles. Le commerçant échange ensuite le bon auprès de la société émettrice afin de recevoir le paiement.
Historiquement, l’utilisation de ces chèques était strictement limitée aux restaurants et aux établissements de restauration. Cependant, ces dernières années ont vu un assouplissement significatif de ces règles.
Jusqu’à la fin de l’année 2026, les employés peuvent utiliser leurs chèques-restaurant pour acheter n’importe quel produit alimentaire, qu’il soit prêt à consommer ou qu’il nécessite une préparation à domicile.
Cette mesure temporaire, initialement mise en place pendant la pandémie, s’est avérée si populaire qu’elle a été prolongée à plusieurs reprises, offrant aux employés une flexibilité sans précédent. Il est toutefois important de noter que certains articles restent exclus, tels que les boissons alcoolisées et les produits non alimentaires.
Cette transaction simple cache un puissant moteur économique. Le système de chèques-restaurant soutient un vaste réseau de plus de 200 000 commerçants à travers la France et est reconnu pour maintenir plus de 99 000 emplois, dont la majorité dans les secteurs de l’hôtellerie et de la vente au détail.
De cette manière, les avantages dépassent largement le cadre individuel des employés et contribuent positivement à l’économie nationale.
La popularité durable du titre-restaurant tient à son statut de véritable proposition gagnant-gagnant.
Une gestion efficace de cet avantage est essentielle pour exploiter pleinement son potentiel. Dans le cas des titres restaurant, les plateformes modernes permettent désormais aux équipes RH de gérer ces programmes de manière transparente et plus facilement que jamais.
Par exemple, sur une plateforme intégrée de prestations sociales telle que Perflow, les responsables peuvent non seulement automatiser les aspects logistiques de la distribution des bons, mais aussi associer cet avantage tangible à des messages de reconnaissance personnalisés et automatisés.
Cette combinaison subtile mais puissante leur permet de maximiser la satisfaction des employés tout en garantissant le respect total d’une législation complexe et en constante évolution.
Pour profiter des avantages du titre-restaurant, les deux parties doivent respecter un ensemble de règles claires qui visent à préserver l’intégrité du système.
La règle la plus fondamentale régit l’utilisation quotidienne. Un employé ne peut utiliser qu’un seul bon-repas par jour ouvrable. Cela empêche l’accumulation de bons-repas en vue d’un achat unique important et garantit que l’avantage est utilisé conformément à son objectif initial : un repas quotidien.
Il existe également des critères d’éligibilité stricts. L’avantage est lié aux jours de travail effectifs. Par conséquent, un employé n’a pas droit à un bon les jours d’absence, tels que les congés, les congés maladie ou les jours fériés.
Cependant, un point essentiel pour les lieux de travail modernes est que les télétravailleurs ont droit au même avantage que leurs collègues travaillant au bureau, à condition qu’ils travaillent ce jour-là.
Pendant des décennies, la norme était le carnet papier, un ensemble de coupons physiques que les employés emportaient avec eux et présentaient chez les commerçants.
Cependant, le paysage évolue résolument vers les solutions digitales. Aujourd’hui, l’alternative la plus courante est la carte électronique, qui fonctionne de manière similaire à une carte de débit prépayée, mais dont l’utilisation est limitée aux détaillants alimentaires agréés.
Ces cartes sont rechargées chaque mois par l’employeur, offrant ainsi une expérience utilisateur fluide et sécurisée. Certains fournisseurs proposent également des solutions basées sur des applications mobiles, qui permettent de gérer le solde des cartes directement depuis un smartphone.
Cette transition vers le dématérialisé n’est pas seulement une question de commodité, elle devient une obligation légale. Une réforme majeure du système des tickets-restaurant est en cours en France, avec une orientation claire vers la dématérialisation totale.
Le gouvernement a proposé la suppression complète des tickets papier, avec une date butoir fixée au 1er janvier 2027. Cette réforme vise à simplifier la gestion pour toutes les parties, à réduire la fraude et à moderniser l’ensemble de l’écosystème.
Pour les employeurs, le choix entre les différents formats n’est plus vraiment un choix, car l’avenir est sans équivoque numérique.
Les cartes électroniques offrent une efficacité administrative supérieure, un suivi en temps réel des soldes et une conformité automatique aux règles d’utilisation.
Pour les employés, elles éliminent le risque de perte ou d’endommagement des coupons physiques et s’intègrent facilement à leurs habitudes de paiement numérique existantes.
Pour un employeur, la mise en place d’un programme de bons-repas est un processus simple, mais qui nécessite une planification minutieuse afin d’en garantir la conformité et d’en maximiser l’impact positif.
La première étape consiste à sélectionner un émetteur agréé. Le marché français est dominé par quelques acteurs clés, notamment Edenred (Ticket Restaurant), Sodexo (Pass Restaurant) et Up (anciennement Chèque Déjeuner). Chacun d’entre eux propose une gamme de services allant de la simple fourniture de titres de paiement à des plateformes numériques complètes intégrées aux systèmes de paie.
Bien que la loi fixe les limites, l’employeur dispose d’une marge de manœuvre à l’intérieur de ces limites. Vous devez déterminer le pourcentage exact de votre contribution et établir une politique interne claire.
Cette politique doit couvrir :
Une fois le programme mis en place, il est essentiel de l’intégrer en douceur à vos processus RH et de paie. C’est là que les plateformes modernes d’avantages sociaux prennent tout leur sens.
Un système centralisé peut automatiser le calcul du nombre de bons dus en fonction des données de présence, gérer les flux financiers entre l’entreprise, l’employé et l’émetteur, et générer tous les rapports nécessaires à des fins comptables et d’audit.
De plus, le lancement et la gestion continue de cet avantage constituent d’excellentes occasions de communication. Le simple fait de fournir le bon d’achat est un bon début, mais expliquer sa valeur et comment l’utiliser efficacement peut amplifier son effet positif. C’est là que Perflow apporte une valeur ajoutée unique.
Au-delà de l’automatisation logistique, les responsables peuvent utiliser la plateforme pour envoyer des messages de reconnaissance ou d’appréciation automatisés et opportuns, éventuellement synchronisés avec le rechargement mensuel du bon d’achat.
Un simple message reconnaissant le travail acharné d’un employé, associé à cet avantage tangible, crée un moment de connexion puissant qui stimule le moral bien plus efficacement que le bon d’achat seul.
Pour tirer pleinement parti du système de bons-cadeaux pour restaurants, les employeurs et les employés doivent suivre quelques bonnes pratiques essentielles.
Pour les employeurs :
Pour les employés :
À première vue, le titre-restaurant peut sembler être un simple avantage administratif, un moyen de payer le déjeuner. Mais sa véritable valeur est bien plus profonde.
Il s’agit d’un symbole tangible du contrat social entre l’employeur et l’employé, un rappel quotidien que l’entreprise investit dans le bien-être de son personnel.
Pour l’employé, il apporte un soulagement financier et une tranquillité d’esprit. Pour l’employeur, c’est un outil puissant et rentable qui lui permet d’améliorer son image de marque et de favoriser une culture d’entreprise positive.
Avec Perflow, les employeurs peuvent simplifier l’octroie des titres-restaurants en totale conformité avec la loi. En leur permettant d’automatiser l’envoi de messages de reconnaissance personnalisés parallèlement à la distribution d’avantages tangibles tels que des chèques-repas, elle contribue à intégrer la reconnaissance dans le quotidien professionnel.
En l’absence d’une cantine d’entreprise subventionnée, l’employeur est fortement encouragé et, dans de nombreuses conventions collectives, tenu à proposer une solution alternative pour les repas comme le titre-restaurant.
En général, non. Les bons sont des avantages non monétaires ayant un objectif spécifique et une durée de validité fixe. Une fois expirés, leur valeur est perdue. Cela souligne l’importance pour les employés de gérer activement leur solde.
Il est essentiel de dissiper ces idées fausses pour que les deux parties puissent établir une relation de confiance et s’assurer que l’avantage est exploité à son plein potentiel.
Conformément à la loi, votre employeur doit prendre en charge entre 50 % et 60 % de la valeur nominale totale du chèque-emploi. Le salarié prend en charge les 40 % à 50 % restants par le biais d’une retenue sur salaire.
Jusqu’au 31 décembre 2026, vous pouvez utiliser votre bon repas pour acheter n’importe quel produit alimentaire, qu’il soit prêt à consommer ou nécessite une préparation à domicile. Cela inclut les restaurants, les boulangeries, les boucheries et les supermarchés. Cependant, vous ne pouvez pas acheter de boissons alcoolisées, d’aliments pour animaux ou d’articles non alimentaires.
Oui. Le droit à un bon repas est lié à l’exécution du travail, et non à votre emplacement physique. Si vous travaillez un jour donné, vous avez droit à cet avantage, tout comme vos collègues qui travaillent au bureau.
Vous n’avez pas droit à un ticket-restaurant les jours où vous ne travaillez pas, par exemple pendant vos congés payés, vos congés maladie ou les jours fériés.
Les bons émis pour une année civile spécifique sont généralement valables jusqu’à la fin du mois de février de l’année suivante. Par exemple, vos bons 2025 expireront le 28 février 2026.