Guide pratique de la prime d’ancienneté 2026

Yetongnon
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La prime d’ancienneté est un avantage souvent méconnu mais précieux pour les salariés fidèles à leur entreprise. En cette année, avec l’évolution des salaires minimaux et des conventions collectives, ce sujet reste d’actualité pour des millions de salariés en France. 

En effet, après des années de loyauté, voir son bulletin de paie s’étoffer d’un montant supplémentaire fait toujours plaisir.

Cependant, contrairement à ce que l’on pourrait penser, la prime d’ancienneté n’est pas un droit universel inscrit dans le Code du travail. Elle dépend essentiellement de votre convention collective nationale (CCN), qui fixe les règles du jeu selon votre secteur d’activité.

À travers cet article, découvrez qui y a droit, comment elle se calcule et pourquoi elle varie d’un métier à l’autre.


Quelles sont les règles générales et cadres possibles pour la prime d’ancienneté ?

La prime d’ancienneté, c’est quoi au juste ? C’est un complément de salaire versé pour récompenser la fidélité d’un employé. Mais soyons clairs dès le départ : elle n’est pas obligatoire pour tous.

Le Code du travail ne l’impose pas ; c’est votre convention collective qui décide si elle existe, et sous quelle forme. Si votre entreprise n’est pas couverte par une CCN qui la prévoit, ou si un accord d’entreprise la remplace par autre chose, vous pourriez passer à côté.

Qui y a droit ?

La prime d’ancienneté n’est pas un droit automatique pour tous les salariés. Elle est due uniquement si :

  • Elle est prévue par la convention collective applicable à votre entreprise ;
  • Un accord d’entreprise (ou un usage) l’instaure de manière explicite ;
  • Elle figure dans votre contrat de travail (moins courant, mais possible).

En revanche, si aucun de ces textes ne la mentionne, l’employeur n’a aucune obligation de la verser, même si vous avez 20 ans d’ancienneté.

Lorsqu’elle existe, elle est généralement liée à une durée minimale d’ancienneté dans l’entreprise (souvent 1, 2 ou 3 ans). Passé ce seuil, le salarié entre dans la « grille » de la prime, qui peut évoluer par paliers (tous les 2, 3 ou 5 ans).

💡 À noter : L’ancienneté prend en compte la totalité du temps passé dans l’entreprise, à condition que le contrat n’ait pas été rompu de manière définitive. Les absences rémunérées (congés, maladie courte durée, etc.) sont également prises en compte. En revanche, les périodes non rémunérées (arrêt longue maladie non indemnisé, congé parental non rémunéré, etc.) peuvent suspendre le décompte selon les textes applicables.

Les formes de la prime

La prime peut prendre plusieurs visages, selon ce que prévoit votre convention :

  • Pourcentage du salaire : C’est la plus courante. Par exemple, 1 % par année d’ancienneté, plafonné à 15 % après 15 ans. La base ? Souvent le salaire de base brut, mais parfois le salaire minimum conventionnel (SMC) ou même le SMIC si c’est plus favorable.
  • Montant forfaitaire : Un fixe par échelon, comme 50 € après 5 ans, 100 € après 10 ans. Moins flexible, mais simple à calculer.
  • Échelons progressifs : Des paliers où le taux augmente par tranche (ex. : 2 % pour 3-5 ans, 3 % pour 6-10 ans).

Dans des secteurs comme la coiffure ou l’industrie, c’est souvent un pourcentage ; dans le BTP, ça peut être forfaitaire. L’idée est d’adapter à la réalité économique du secteur.

Le moment du versement

Pas de règle unique ici non plus. La prime est généralement intégrée mensuellement à votre salaire, pour une simplicité administrative. Mais certaines CCN optent pour un versement annuel, comme une gratification de fin d’année, ou même cumulée sur plusieurs mois. 

Interaction avec le salaire minimum et autres rémunérations

Voici un point important : la prime d’ancienneté s’ajoute au salaire de base, mais elle doit respecter les minima. Par exemple, si votre salaire de base est au SMIC (estimé autour de 1 800-1 900 € brut en 2026, en attendant les annonces officielles), la prime vient en plus, sans pouvoir être absorbée par une augmentation du SMIC. De même, pour le salaire minimum conventionnel : si votre CCN fixe un SMC à 2 000 €, la prime s’applique dessus.

Elle interagit aussi avec d’autres éléments : primes de panier, heures sup, ou même indemnités de licenciement (où l’ancienneté compte double parfois). Fiscalement, elle est soumise aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu, comme tout salaire. 


Quelles sont les méthodes de calcul de la prime d’ancienneté ?

Même si chaque convention collective a ses particularités, il y a des méthodes récurrentes que l’on retrouve dans la majorité des cas. On va les décortiquer ensemble, de façon simple et pratique, pour que vous puissiez l’appliquer à votre situation.

Calcul de l'ancienneté professionnel 2.png

Source :  convention.fr

Les formules courantes de la prime d’ancienneté

Il existe principalement deux grandes familles de calcul :

  1. La prime en pourcentage du salaire 

C’est la plus répandue, surtout dans le commerce, la coiffure ou les services.

 Formule de base : Prime mensuelle = Salaire de base × Taux d’ancienneté (%) 

Le taux augmente souvent par paliers : par exemple, 3 % après 3 ans, 6 % après 6 ans, 9 % après 9 ans, jusqu’à un plafond (souvent 15 % après 15 ans). La base de calcul varie selon :

  • Le salaire de base brut réel du salarié.
  • Le salaire minimum conventionnel (SMC) du poste ou du niveau le plus bas.
  • Parfois le SMIC si c’est plus favorable. Important : la prime s’ajoute au salaire, elle ne peut pas être « absorbée » par une augmentation.
  1. La prime en montant forfaitaire

Plus rare, mais présente dans certains secteurs comme la métallurgie ou l’immobilier. 

Formule : Prime = Nombre de points d’ancienneté × Valeur du point (€)

Dans la métallurgie (CCN IDCC 3248), par exemple, à partir de 3 ans, les non-cadres accumulent des points (progressifs jusqu’à un plafond vers 15-20 ans) et la valeur du point est négociée territorialement (autour de 5 à 5,80 € en 2025-2026 selon les régions). Ou alors, un montant fixe par échelon : 50 € après 5 ans, 100 € après 10 ans, etc.

Dans tous les cas, la prime est généralement versée mensuellement, brute et soumise aux cotisations sociales et à l’impôt comme le salaire.

Traitement des absences, périodes fractionnées et recomptage d’ancienneté

L’ancienneté ne s’arrête pas à chaque pause café, mais certaines absences peuvent l’impacter. Voici les règles générales (à vérifier dans votre CCN, car il y a des exceptions) :

  • Absences qui ne rompent pas l’ancienneté et sont pleinement comptées : congés payés, maternité/paternité, accident du travail/maladie professionnelle, formation professionnelle, congé parental (souvent à moitié).
  • Absences qui suspendent ou réduisent l’ancienneté : maladie non professionnelle longue (parfois proratisé ou suspendu après un certain délai), congé sans solde, grève (mais attention à l’égalité de traitement pour éviter la discrimination).
  • Périodes fractionnées : Si vous revenez après une absence, l’ancienneté reprend là où elle s’était arrêtée, sauf rupture du contrat.
  • Recomptage : L’ancienneté se calcule en années civiles complètes ou en date anniversaire. Par exemple, si vous êtes embauché le 15 mars 2020, vos 6 ans se comptent au 15 mars 2026. Certaines CCN arrondissent au mois supérieur.

Astuce : En cas de doute, demandez un relevé d’ancienneté à vos RH !

Exemple de calcul expliqué étape par étape

Prenons un cas concret et pédagogique, inspiré d’une convention courante comme celle du commerce de détail non alimentaire (IDCC 1517 ou similaire), où la prime est en pourcentage progressif.

Calcul de l'ancienneté professionnel 1.png

Source : convention.fr

Hypothèses réalistes pour 2026 :

  • Salaire de base brut mensuel : 2 000 € (un peu au-dessus du SMIC 2026 à 1 823 € brut).
  • Convention qui prévoit :
    • 3 % après 3 ans,
    • 6 % après 6 ans,
    • 9 % après 9 ans,
    • 12 % après 12 ans,
    • 15 % après 15 ans (plafond).
  • Le taux s’applique sur le salaire minimum conventionnel, mais ici on prend le salaire réel pour simplifier.
  • Ancienneté : exactement 7 ans en mars 2026.

Étape 1 : Déterminer le taux applicable

Avec 7 ans, on est dans la tranche « après 6 ans » → taux de 6 %.

Étape 2 : Identifier la base de calcul

Salaire de base brut : 2 000 €.

Étape 3 : Appliquer la formule

Prime mensuelle = 2 000 € × 6 % = 120 € brut.

Étape 4 : Vérifier l’impact annuel

120 € × 12 mois = 1 440 € brut supplémentaires par an.

Sur 13 mois (si 13e mois prévu) ou avec congés payés, ça grimpe encore !

Étape 5 : Contrôles finaux

  • La prime apparaît sur une ligne dédiée du bulletin de paie.
  • Elle est soumise à cotisations (environ 22-23 % salariés) → net ≈ 90-95 €/mois.
  • Si absence maladie en février : selon la CCN, la prime peut être proratisée (ex. : 120 € × 20/22 jours travaillés).

Vous voyez ? En 5 étapes, c’est fait. Et si votre convention utilise un forfait, remplacez simplement le pourcentage par le montant fixe.


Modèle (tableau récapitulatif) pour le calcule de la prime d’ancienneté

Pour vous aider à visualiser l’impact de la prime d’ancienneté, voici un tableau récapitulatif indicatif pour 2026. Attention : ces chiffres sont pédagogiques et génériques, inspirés des grilles les plus courantes (comme celle du commerce de détail non alimentaire, IDCC 1517 ou similaires, avec des taux progressifs à 3 %, 6 %, 9 %, 12 % et 15 %). 

Ils ne remplacent en aucun cas les dispositions précises de votre convention collective. Les taux, les paliers et la base de calcul varient énormément d’une branche à l’autre.

En 2026, le SMIC brut mensuel (base 35 heures) est fixé à 1 823,03 € (revalorisation de +1,18 % au 1er janvier). Nous avons donc préparé deux variantes pour plus de réalisme :

  • Variante 1 : Salaire de base brut mensuel de 2 000 € (un salaire courant au-dessus du SMIC).
  • Variante 2 : Salaire de base brut proche du SMIC, à 1 900 € (légèrement au-dessus pour refléter certains minima conventionnels).
Modèle tableau récapitulatif pour le calcule de la prime d’ancienneté.png

Notes importantes sur ce tableau :

  • Le taux s’applique généralement à partir de la date anniversaire (ex. : à exactement 6 ans, on passe à 6 %).
  • La base est ici le salaire de base brut réel. Dans certaines conventions, c’est le salaire minimum conventionnel (SMC) ou même le SMIC si plus favorable.
  • Impact net : Après cotisations sociales (environ 22-23 % pour le salarié), la prime nette est d’environ 77-78 % du brut. Par exemple, 300 € brut ≈ 230-235 € net.
  • Si votre convention utilise un système forfaitaire (comme en métallurgie), le tableau serait différent : prime = (valeur du point × coefficient) × années (plafonné). Les valeurs de point varient territorialement, souvent entre 5 et 6 € en 2026.

Ce tableau vous donne une idée rapide de l’enjeu : pour un salarié à 2 000 € brut avec 15 ans d’ancienneté, ça représente jusqu’à 300 € de plus par mois, soit près de 3 600 € brut par an,  un complément qui est non négligeable.


Quelques les exemples chiffrés détaillés de la prime de l’ancienneté

Maintenant qu’on a le tableau indicatif sous les yeux, passons à des exemples plus concrets et personnalisés. On va zoomer sur quatre situations typiques : 3 ans, 5 ans, 10 ans et 20 ans d’ancienneté. 

Pour que ce soit cohérent et réaliste, on garde les mêmes hypothèses que précédemment :

Hypothèses communes pour tous les exemples (2026) :

  • Salaire de base brut mensuel : 2 000 € (un salaire courant, légèrement au-dessus du SMIC brut à 1 823,03 €).
  • On utilise une grille indicative inspirée des conventions courantes avec prime en pourcentage (comme commerce de détail non alimentaire ou similaires) :
    • 3 % après 3 ans,
    • 6 % après 6 ans,
    • 9 % après 9 ans,
    • 12 % après 12 ans,
    • 15 % après 15 ans (plafond).
  • La prime est calculée sur le salaire de base brut réel.
  • Versement mensuel, brut (soumise à cotisations sociales ≈ 22-23 % pour la part salarié, soit environ 77-78 % net).
  • Pas d’absences particulières pour simplifier.

Prêts ? Allons-y cas par cas.

Cas 1 : 3 ans d’ancienneté

Imaginons Marie, embauchée le 1er janvier 2023. En janvier 2026, elle atteint exactement 3 ans.

  • Formule utilisée : Prime mensuelle = Salaire de base × Taux d’ancienneté
  • Taux applicable : 3 % (dès 3 ans complets).
  • Calcul : 2 000 € × 3 % = 60 € brut par mois.
  • Montant de la prime : 60 € brut/mois.
  • Impact annuel : 60 € × 12 mois = 720 € brut supplémentaires par an. Net approximatif : environ 46-47 €/mois (soit 550-560 €/an après cotisations salarié).

Pour Marie, c’est le début de la récompense : un petit coup de pouce qui s’ajoute directement au salaire et qui motive à rester !

Cas 2 : 5 ans d’ancienneté

Prenons maintenant Ahmed, embauché en mars 2021. En mars 2026, il fête ses 5 ans.

  • Formule utilisée : Identique, Prime mensuelle = Salaire de base × Taux.
  • Taux applicable : Toujours 3 % (dans cette grille, le palier suivant est à 6 ans).
  • Calcul : 2 000 € × 3 % = 60 € brut par mois (même qu’à 3 ans, car pas de nouveau palier).
  • Montant de la prime : 60 € brut/mois.
  • Impact annuel : 720 € brut par an (net ≈ 550-560 €).

Attention : Dans certaines conventions, le taux augmente plus vite (ex. : +1 % par an). Ici, on reste stable jusqu’à 6 ans. Ahmed voit sa fidélité récompensée, mais il sait que dans un an, ça va grimper.

Cas 3 : 10 ans d’ancienneté

Sophie est une fidèle : embauchée en février 2016, elle atteint 10 ans en février 2026.

  • Formule utilisée : Prime mensuelle = Salaire de base × Taux.
  • Taux applicable : 9 % (palier atteint après 9 ans).
  • Calcul : 2 000 € × 9 % = 180 € brut par mois.
  • Montant de la prime : 180 € brut/mois.
  • Impact annuel : 180 € × 12 = 2 160 € brut par an. Net approximatif : environ 138-140 €/mois (soit 1 660-1 680 €/an).

Pour Sophie, c’est significatif : presque un demi-salaire supplémentaire sur l’année ! Ça compense largement les années d’expérience et de loyauté.

Cas 4 : 20 ans d’ancienneté

Enfin, Patrick, le vétéran : embauché en 2006, il a largement dépassé les 15 ans en 2026.

  • Formule utilisée : Prime mensuelle = Salaire de base × Taux.
  • Taux applicable : 15 % (plafond atteint après 15 ans).
  • Calcul : 2 000 € × 15 % = 300 € brut par mois.
  • Montant de la prime : 300 € brut/mois.
  • Impact annuel : 300 € × 12 = 3 600 € brut par an. Net approximatif : environ 230-235 €/mois (soit 2 760-2 820 €/an).

Pour Patrick, la prime représente 15 % de son salaire de base : un vrai matelas financier qui récompense deux décennies de carrière. Sur 20 ans, ça fait des dizaines de milliers d’euros cumulés !

Ces exemples montrent bien la progression : de 0 à plusieurs centaines d’euros par mois selon les années. Bien sûr, si votre salaire est plus élevé (ex. : 3 000 €), multipliez proportionnellement. Et si votre convention est forfaitaire, les montants sont fixes, indépendants du salaire.


Variantes pratiques et situations particulières de la prime de l’ancienneté

Quelques situations particulières peuvent affecter le calcul de la prime de l’ancienneté. Heureusement, les conventions collectives prévoient généralement des règles pour adapter la prime d’ancienneté à ces réalités. 

On va passer en revue les cas les plus fréquents, avec des explications claires et des exemples pour que vous sachiez exactement à quoi vous attendre.

Salarié à temps partiel

Si vous travaillez à mi-temps ou à 80 %, la prime d’ancienneté est proratisée en fonction de votre durée de travail. L’ancienneté, elle, continue de courir normalement (basée sur la durée du contrat, pas sur les heures effectuées).

  • Calcul : Prime = (Prime théorique à temps plein) × (Temps partiel / Temps plein).
  • Exemple : Salaire de base à temps plein 2 000 € brut, mais vous êtes à 80 % → salaire proratisé ≈ 1 600 €. Si taux d’ancienneté 9 %, prime = 1 600 € × 9 % = 144 € brut/mois (au lieu de 180 € à temps plein).
  • Bonne nouvelle : Dans la plupart des conventions, l’ancienneté n’est pas ralentie. Vos 10 ans à mi-temps comptent comme 10 ans pour les paliers.

Période d’essai, CDD, rupture et prorata temporis

  • Période d’essai : Généralement non comptée dans l’ancienneté, sauf si la convention le prévoit explicitement ou si l’essai est renouvelé et suivi d’un CDI.
  • CDD : Rarement éligible à la prime d’ancienneté mensuelle (car conçue pour la fidélité longue). En revanche, certains CDD successifs peuvent être requalifiés en CDI, et l’ancienneté rétroactive peut alors s’appliquer.
  • Rupture du contrat : L’ancienneté s’arrête à la date de fin du contrat. Si vous êtes licencié ou démissionnez, la prime est due jusqu’au dernier jour (prorata temporis si versement annuel).
  • Prorata temporis : Si la prime est annuelle, elle est souvent versée au prorata du temps travaillé dans l’année (ex. : départ en juin → 6/12e de la prime annuelle).

Ancienneté prise en compte après changement d’employeur

C’est une question classique quand on change d’entreprise :

  • Dans la même convention collective (ex. : transfert d’entreprise, TUPE-like en France) : L’ancienneté est souvent conservée intégralement (article L. 1224-1 du Code du travail lors de reprise d’activité).
  • Changement de convention collective : En général, l’ancienneté repart de zéro pour la prime, car chaque CCN a ses propres règles. Exception : accords d’entreprise ou usages qui maintiennent une partie.
  • Cas particulier des groupes : Dans certains grands groupes (ex. : banque, assurance), un accord de groupe peut prévoir la conservation partielle ou totale.

Astuce : Lors d’une négociation d’embauche, demandez explicitement si l’ancienneté sera reprise, ça peut se monnayer !

Cas des primes intégrées dans le salaire de base (conséquences)

Certaines entreprises (parfois illégalement) « absorbent » la prime dans le salaire global en disant « votre salaire inclut déjà l’ancienneté ». Mais attention :

  • Interdit si la convention prévoit une prime distincte : La prime doit apparaître sur une ligne séparée du bulletin de paie et ne peut pas être compensée par une augmentation du salaire de base.
  • Conséquences : Vous pouvez réclamer des rappels de prime sur 3 ans (prescription salariale), plus intérêts et dommages éventuels aux prud’hommes.
  • À vérifier : Comparez votre salaire total avec le minimum conventionnel + prime théorique. S’il est juste au niveau, il y a peut-être absorption.

Autres situations courantes

  • Congé parental ou sabbatique : L’ancienneté court souvent à moitié ou pleinement selon la CCN. La prime est suspendue pendant l’absence, mais reprend ensuite.
  • Maladie longue : Après un certain délai (souvent 6 mois), la prime peut être suspendue ou proratisée.
  • Reprise après licenciement économique dans la même branche : Parfois des accords de branche prévoient une reprise partielle.


Conclusion

Et voilà, on arrive au bout de ce guide pratique sur la prime d’ancienneté. Il faut retenir :

  • La prime d’ancienneté n’est pas un droit automatique pour tous les salariés : elle dépend entièrement de votre convention collective.
  • Quand elle existe, elle récompense concrètement la fidélité : de quelques dizaines d’euros par mois au début à plusieurs centaines après 15-20 ans. Sur une carrière, ça peut représenter des dizaines de milliers d’euros supplémentaires.
  • Le calcul est souvent simple (pourcentage du salaire ou montant forfaitaire), mais il faut surveiller les paliers, les absences et les prorata.

Merci d’avoir lu jusqu’au bout. Si cet article vous a été utile, partagez-le autour de vous, car beaucoup de collègues ignorent encore leurs droits. 

Écrit par Yetongnon
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