
De nos jours, les employeurs recherchent de plus en plus des personnes polyvalentes qui possèdent non seulement des connaissances, mais qui font également preuve d’intelligence émotionnelle, d’adaptabilité et de compétences pratiques.
Ce changement reflète une vérité plus profonde : la véritable compétence repose sur trois piliers interdépendants dont le savoir, le savoir-être et le savoir-faire.
Issus de la théorie française en matière d’éducation et de professionnalisme, ces trois concepts offrent un cadre solide pour comprendre les capacités humaines.
Bien qu’ils soient souvent mentionnés ensemble, chacun représente une dimension distincte des compétences, et la maîtrise des trois est essentielle pour une réussite durable, tant sur le plan professionnel que personnel.
Commençons par définir clairement chaque terme.
En résumé :
Le savoir (connaissances théoriques), le savoir-faire (compétences pratiques) et le savoir-être (intelligence interpersonnelle et émotionnelle) constituent ensemble les fondements d’une compétence véritablement complète. Aucun de ces éléments n’est suffisant à lui seul : les connaissances sans application restent inertes, les compétences techniques sans conscience humaine peuvent se retourner contre vous, et l’empathie sans substance manque d’impact.
Le savoir fait référence aux connaissances théoriques, c’est-à-dire aux faits, principes et informations acquis par l’éducation, la formation ou l’étude. Il répond à la question : Que savez-vous ?
Cela comprend les diplômes universitaires, les certifications, les connaissances spécifiques à un secteur d’activité ou même les compétences acquises de manière autodidacte.
Par exemple :
Le savoir est souvent mesurable et codifiable. C’est ce qui apparaît sur votre CV sous la rubrique « Formation » ou « Certifications ».
Mais bien qu’il soit essentiel, le savoir seul mène rarement à l’excellence. Après tout, savoir comment fonctionne un moteur ne fait pas automatiquement de vous un conducteur expérimenté.
Le savoir-faire se traduit littéralement par « savoir faire » et désigne une compétence pratique, c’est-à-dire la capacité à appliquer efficacement ses connaissances dans des situations réelles. Il s’agit du pont entre la théorie et la pratique.
Alors que savoir concerne la compréhension, savoir-faire concerne l’exécution. Il englobe les compétences techniques, les capacités à résoudre des problèmes et l’expérience pratique.
Prenons les exemples suivants :
Le savoir-faire se développe à travers la pratique, la répétition et le retour d’expérience. Il s’affine avec le temps et se révèle souvent dans les moments difficiles ou ambigus. Il est important de noter qu’il ne peut exister sans le savoir, mais qu’il va bien au-delà.
Peut-être le plus nuancé des trois, le savoir-être fait référence aux compétences interpersonnelles et intrapersonnelles, c’est-à-dire à la manière dont vous vous présentez en tant que personne. Il englobe l’intelligence émotionnelle, l’éthique, l’attitude, le style de communication et la conscience culturelle.
Savoir-être réponses : Comment vous comportez-vous ? Comment interagissez-vous avec les autres ? Comment vous gérez-vous ?
Voici quelques exemples :
Contrairement au savoir ou au savoir-faire, le savoir-être est rarement enseigné dans les salles de classe traditionnelles. Il se forge à travers les expériences de vie, l’introspection, le mentorat et des efforts conscients.
Pourtant, dans les environnements collaboratifs, en particulier dans les cultures qui valorisent l’harmonie et le respect, comme en France, il détermine souvent qui réussit et qui stagne.
Il est tentant de privilégier l’une par rapport aux autres. Dans les domaines techniques, le savoir et le savoir-faire peuvent sembler primordiaux. Dans les rôles créatifs ou en contact avec la clientèle, le savoir-être peut occuper le devant de la scène. Mais en réalité, ces trois compétences sont profondément interdépendantes.
Imaginez un brillant data scientist (fort savoir) capable de construire des modèles prédictifs irréprochables (fort savoir-faire), mais qui a du mal à expliquer ses conclusions à ses collègues non techniciens ou qui rejette les contributions de son équipe (faible savoir-être).
Son impact sera limité. À l’inverse, un leader charismatique (fort savoir-être) avec une orientation stratégique vague (faible savoir) et une mauvaise exécution (faible savoir-faire) peut inspirer temporairement, mais ne parvient pas à obtenir des résultats.
Une véritable efficacité apparaît lorsque ces trois éléments sont alignés :
Cette synergie est particulièrement importante dans les environnements de travail hybrides, multiculturels et en constante évolution d’aujourd’hui.
Selon les rapports sur l’apprentissage en milieu professionnel de LinkedIn, les compétences relationnelles telles que la communication, l’adaptabilité et la collaboration figurent régulièrement parmi les plus recherchées, précisément parce qu’elles reflètent le savoir-être.
Parallèlement, les employeurs continuent d’exiger une expertise dans un domaine (savoir) et une capacité avérée à mettre en œuvre (savoir-faire).
Comprendre ces concepts est la première étape. La suivante consiste à les développer de manière intentionnelle. Voici comment vous pouvez commencer à cultiver chaque pilier :
N’oubliez pas : l’apprentissage tout au long de la vie n’est pas facultatif, il est essentiel.
La maîtrise ne vient pas du fait d’en savoir plus, mais de mieux faire.
Contrairement aux compétences techniques, le savoir-être se développe grâce à la conscience de soi et à l’humilité. Il s’agit moins d’ajouter quelque chose de nouveau que d’être présent, authentique et attentionné.
Les organisations ne promeuvent pas les gens uniquement pour leurs connaissances ou même pour ce qu’ils ont accompli, elles promeuvent ceux qui inspirent confiance, favorisent la collaboration et s’adaptent intelligemment.
En d’autres termes, l’avancement professionnel dépend de l’ensemble des compétences suivantes : savoir, savoir-faire et savoir-être.
Considérez le parcours suivant : collaborateur individuel → chef d’équipe → chef de service → cadre supérieur :
Daniel Goleman, le psychologue qui a popularisé l’intelligence émotionnelle et contributeur fréquent à HBR, indique dans ses travaux que l’intelligence émotionnelle est essentielle au leadership, plus que le QI ou les compétences techniques pour les postes élevés.
Il parle souvent du fait qu’elle est « deux fois plus importante » que les compétences techniques et cognitives combinées, et que les leaders exceptionnels ont un haut niveau d’EI.
Parallèlement, le rapport Global Talent Trends de LinkedIn identifie systématiquement les « compétences générales » telles que l’adaptabilité, la collaboration et la communication comme les principales priorités en matière de recrutement dans tous les secteurs.
De plus, dans les environnements de travail hybrides et à distance, où les interactions en face à face sont limitées, le savoir-être devient encore plus essentiel. Une communication écrite claire, des vérifications proactives et des pratiques de réunion virtuelle inclusives découlent toutes d’une conscience interpersonnelle intentionnelle.
Négliger l’un de ces piliers crée des vulnérabilités :
À l’inverse, une personne dotée de compétences techniques modestes mais d’un savoir-être exceptionnel peut souvent compenser ces lacunes en se constituant un bon réseau, en sollicitant de l’aide avec élégance et en créant des environnements propices à son épanouissement.
Cela ne signifie pas que tout le monde doit exceller de manière égale dans ces trois domaines. Au contraire, connaître votre profil vous permet de combler stratégiquement vos lacunes, en particulier à mesure que votre rôle évolue.
La magie opère lorsque ces compétences se renforcent mutuellement. Voici comment :
Cette relation cyclique signifie que le développement dans un domaine soutient naturellement les autres, à condition d’être abordé de manière intentionnelle.
En France et dans de nombreux contextes européens, l’accent mis sur le savoir-être est particulièrement prononcé.
La culture d’entreprise valorise souvent la discrétion, le respect de la hiérarchie (même dans les organisations horizontales), la recherche du consensus et la confiance dans les relations à long terme plutôt que l’individualisme agressif.
Pour les professionnels qui travaillent dans de tels environnements, qu’ils soient locaux ou internationaux, comprendre cette perspective culturelle fait partie intégrante du savoir-être. Il ne suffit pas d’être compétent, il faut être approprié compétent dans son contexte.
De même, les plateformes axées sur la reconnaissance des employés (comme Perkflow) réussissent non seulement en automatisant les récompenses (savoir-faire) ou en comprenant la théorie de la motivation (savoir), mais aussi en concevant des expériences qui semblent authentiques, inclusives et respectueuses, caractéristiques d’un savoir-être raffiné.
Maintenant que vous comprenez les trois piliers, comment pouvez-vous évaluer votre équilibre actuel et tracer la voie à suivre ? Commencez par une introspection honnête :
Posez-vous la question suivante :
Ensuite, sollicitez des commentaires externes. Demandez à un mentor, un responsable ou un collègue en qui vous avez confiance :
« Quelle est la chose que je connais bien, celle que je fais bien, et celle qui, dans mon comportement, favorise ou entrave la collaboration ? »
Utilisez ces informations pour élaborer un plan de développement simple sur 90 jours :
Et n’oubliez pas, la croissance n’est pas une question de perfection. Il s’agit plutôt de prise de conscience, d’intention et de petits pas constants.
Le savoir, le savoir-faire et le savoir-être ne sont pas des cases à cocher, ce sont des dimensions à cultiver continuellement tout au long de votre carrière et de votre vie.
Le monde change, de nouvelles technologies apparaissent, les normes sur le lieu de travail évoluent. Ce qui reste constant, c’est le besoin de compétences intégrées, la capacité à penser clairement, à agir efficacement et à établir des relations authentiques.
À l’ère de l’IA et de l’automatisation, les connaissances techniques (savoir) et les compétences procédurales (savoir-faire) sont de plus en plus reproductibles. Mais les qualités humaines incarnées dans le savoir-être, restent propres à l’être humain et irremplaçables.
De plus, la maîtrise de cette triade ne vous rend pas seulement plus employable, elle vous rend également plus résilient, épanoui et influent.
Vous devenez quelqu’un en qui les autres ont confiance, qu’ils suivent et avec qui ils veulent travailler. Vous naviguez dans la complexité avec élégance. Vous transformez les défis en opportunités de croissance.
Pour finir, considérez le savoir, le savoir-faire et le savoir-être comme les trois pieds d’un tabouret. Enlevez-en un et la structure vacille. Renforcez les trois et vous resterez stable, prêt à diriger, à contribuer et à prospérer dans n’importe quel environnement.
Que vous soyez en début de carrière, en transition professionnelle ou que vous encadriez d’autres personnes, revenez régulièrement à ce cadre.
Posez-vous les questions suivantes : Est-ce que j’apprends ? Est-ce que je mets en pratique ? Est-ce que je donne le meilleur de moi-même ?
Les réponses guideront non seulement votre réussite professionnelle, mais aussi votre évolution personnelle.
Mais si vous êtes chef d’entreprise et que vous souhaitez que vous employés s’insrivent dans ce cadre, pourquoi ne pas leur offrir des formations sur les piliers.
Avec Perkflow, vous pouvez même définir la formation comme objectif de manière à ce qu’un le suivi débloque des répompenses. Mieux, vous pouvez encourager des actions de savoir-être à travers des avantages sociaux.
La bonne nouvelle c’est que Perkflow vous permet de configurer tout cela en fonction de vos priorités, vos budget et de vos timelines.